Le festival météo a choisi de soutenir la création du nouveau trio de Bertrand Gauguet en accueillant les trois musiciens (Gauguet / Agnel / Neumann, en résidence du 16 au 20 février 2010, en partenariat avec la Bibliothèque de Mulhouse et le GMEA (Albi)) et leur sonorisateur durant 5 jours en février prochain à La Filature.
Ce nouveau projet du saxophoniste (et enseignant au Quai - Ecole supérieure d’art de Mulhouse) s’inscrit dans un champ de recherche à l’intersection de l’improvisation et de l’électroacoustique. Ce trio a fait l’objet d’une première résidence de création en juin 2008 au GMEA d’Albi - Centre National de Création Musicale.
Concert Gauguet / Agnel / Neumann
Samedi 20 février 2010 à 12h
Bibliothèque Grand’Rue
19 Grand’rue - BP 1109
68052 Mulhouse cedex
Tél. : 03 69 77 67 17 - Fax : 03 69 77 67 27
Festival Météo
BP 1335
68056 Mulhouse Cedex
03 89 45 36 67
info@festival-meteo.fr
Les habitués du festival connaissent bien Sophie Agnel dont le solo à la Chapelle Saint-Jean en 2007 avait marqué les esprits (on l’a aussi suivie en Workshop, en duo avec Olivier Benoît ou encore lors d’une performance ahurissante en compagnie de Catherine Jauniaux).
Andrea Neumann est une pionnière de l’improvisation européenne. Elle a depuis longtemps maintenant éliminé le piano pour n’en garder que le cadre et en explorer les possibilités.
La recherche du trio se déploie sur trois espaces : jeu acoustique, amplification et diffusion sur le plateau en 12 points. Le tout autour des techniques étendues développées par les 3 artistes sur leurs instruments. L’objet premier étant de confronter les modes de jeu acoustiques à l’amplification, et ainsi de créer une image sonore précise avec une multi-diffusion. Disposé dans l’espace de jeu des musiciens, chaque point contribue à modeler différemment l’espace de l’écoute et, par extension, la musique qui est produite et entendue.
Concernant la diffusion et la “mise en espace”, quelques axes de recherches : créer l’illusoire et l’ambiguïté entre la matière instrumentale et son “ombre” émergeant de la surface vibrante des haut-parleurs ; jouer des masses sonores collectives ou faire de l’amplification un zoom ; contrarier les échelles naturelles ; décomposer l’instrumentation ou l’éclater en zones/modes de jeu de diffusion.
De nouvelles formes de production de la musique sont alors ici explorées, de nouvelles formes de diffusion sont aussi expérimentées, c’est-à-dire autant de façons d’aborder la création musicale contemporaine sous l’angle d’une “écoute modifiée”.