Après avoir exposé son “ultralight” à l’ESAD de Strasbourg, Harmen Liemburg viendra poursuivre l’itinérance de son exposition au sein du Quai - Ecole supérieure d’art de Mulhouse avec en parallèle, un workshop avec une dizaine d’étudiants de l’école et un accrochage du résultat de cet atelier en plus de l’ultralight :
Workshop : 22 au 26 février 2010
Exposition : 22 février au 11 mars 2010, galeries du Quai
Le Quai - Ecole supérieure d’art de Mulhouse
3 Quai des pêcheurs 68200 Mulhouse
Tel. : 03 69 77 77 20
Fax : 03 89 59 40 43
Biographie
“Harmen Liemburg, né en 1966 aux Pays-Bas, a débuté comme cartographe. Il n’a pas tardé à découvrir que, loin d’être rassasié en représentations graphiques, il avait de l’appétit pour un menu plus riche encore en moyens d’expression. Après avoir étudié dans une école d’art, il est devenu le nouveau membre d’une nouvelle espèce de designer graphique : un graphiste qui entretient des liens étroits avec l’art, l’enseignement et le musée. Par bien des aspects, c’est un artiste au sens traditionnel du terme, complètement obsédé par la sérigraphie, médium dont il tire des résultats inattendus et remarquables. Son style accentue le côté narratif des images et la beauté de la langue de tous les jours, avec, si possible, une bonne dose de l’un et de l’autre. Ses projets ont trait, pour la plupart, à la transformation des espaces d’exposition. Et dans ses conférences, il fait tout pour convaincre les étudiants qu’allumer l’ordinateur n’est pas l’unique façon de commencer un travail. Harmen travaille également comme journaliste spécialisé en design graphique.”
Edo Smitshuijzen, traduit de l’anglais par Annie Latimier
Ultralight
Le titre de cette exposition “Ultraléger” est inspiré du monde des routards. J’adore partir, sac au dos, chaque fois que je peux prendre quelques jours de vacances. La solitude, le silence, voir des animaux de près, sont une sorte d’antidote à la vie urbaine survoltée dont est faite une grande partie de mon existence. Ultralight parle de ça, de s’efforcer de partir loin de toute civilisation avec le moins d’équipement possible, le plus léger possible ; n’étant plus lourdement chargé, on est libéré d’un fardeau, et l’expérience du grand air est probablement encore plus sublime. On peut y parvenir, il faut apprendre, procéder à des ajustements avec le matériel, et changer de mentalité. Pour l’instant, je me considère comme un randonneur “classique”, quelqu’un qui part en montagne avec environ 20 kg de nourriture et d’équipement. Donc je travaille à devenir un “poids léger”, la catégorie intermédiaire, et plus tard je ferai tout mon possible pour devenir “ultraléger”. C’est un idéal à la fois pratique et philosophique, difficile, mais pas impossible à réaliser.
“Ultralight fait aussi référence à la légèreté qui caractérise habituellement mes travaux, ainsi qu’à l’excès de publicité et de packaging où je trouve habituellement une partie de mon inspiration. L’exposition elle-même est adap-table, facile à transporter, et peut être installée dans n’importe quel espace d’exposition. Comme s’il s’agissait de se préparer pour une randonnée, cette exposition a nécessité des choix difficiles pour le perfectionniste que je suis, qui cherche toujours à être exhaustif. La caisse construite et expédiée par Gerlach Art Packers & Shippers sert maintenant de petite table, de vitrine, et d’affiche. Un peu plus de 100 kg en tout. Je ne vois pas comment on pourrait expédier et présenter un travail plus simplement. J’ai été obligé de laisser un tas de trucs à la maison… Le pragmatique en moi a trouvé que c’était une bénédiction : cette fois-ci, pour changer, la forme découle de la fonction.”
Harmen Liemburg, traduit de l’anglais par Annie Latimier